François Kermoal quitte la direction de la rédaction de l’hebdo STRATEGIES

Le « divin chauve » de Stratégies quitte la direction de la rédaction de l’hebdo des professionnels de la communication. Je sais qu’il n’ira pas remplacer Joseph Besnaïnou à l’ARPP, mais je souhaiterais vivement qu’il rejoigne Henri J. Nijdam au Nouvel Economiste ! François Kermoal est resté 13 ans chez Stratégies, a fait 600 numéros, et il part sur la remarquable opération LOL.
LOL Project sur France Inter dans le sept neuf du samedi
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Des portraits qui saisissent le fou rire par David Ken
Devant les flashs qui crépitent, Karim rit à gorge déployée. Un fou rire contagieux qui gagne la dizaine de personnes rassemblées hier dans la salle de spectacles de l’hôpital Raymond-Poincaré, à Garches. « Tu vois ! On m’avait pourtant dit que je n’arriverai pas à te faire marrer », lui lâche David Ken*, pas peu fier de son effet hilarant, tout en tapotant son boîtier numérique.
Le photographe belge, installé à Paris depuis vingt ans, a fait appel à une vingtaine de patients suivis en cancérologie, ainsi qu’aux employés qui prennent soin d’eux, pour participer à son œuvre intitulée « LOL » (NDLR : Laughing out loud, rire aux éclats en français).
David Ken entend saisir la bonne humeur de 1 000 personnes avec l’espoir de les exposer à Paris. Pour l’instant, la galerie s’affiche sur Facebook. « Au départ, j’ai eu l’idée de faire des portraits de gens morts de rire, se rappelle l’artiste. Je m’imaginais roulant de l’aéroport de Roissy vers Paris en voyant sur la route des panneaux avec leurs visages et l’inscription I LOL Paris. »
Un concept vite évident pour ce Bruxellois qui veut en faire un remède contre la morosité ambiante. « Les Français ont trop tendance à voir le verre à moitié vide, sourit ce Bruxellois. J’ai envie qu’ils le voient plutôt à moitié plein. » Cependant, jouer les mannequins ne se révèle pas forcément évident, surtout quand on lutte tous les jours contre le cancer. Passées les premiers doutes, quand le sujet fait face à l’objectif dans une petite tente drapée de blanc, l’humour de David fait vite sauter les derniers verrous jusqu’à avoir obtenu ce qu’il recherche : le rire en cascade de celui qui s’abandonne. C’est un moment qu’on ne peut pas oublier, assure Christelle. Je déteste qu’on me photographie. Pourtant les clichés de David sont les seuls que je montre chez moi. » «Moi aussi j’aime beaucoup ses images, ajoute Julie, qui a déjà posé une fois pour David. J’ai d’ailleurs fait 60 km pour participer à cette séance. Cela nous permet aussi de croiser les autres habitués du service oncologie. On rigole, on essaie de se donner la pêche les uns aux autres. » Même les médecins se prêtent au jeu sous le regard des patients. « Cela leur fait du bien de se retrouver entre eux, de rigoler, plutôt que de rester enfermés dans leur chambre », souligne le professeur Nicole Delépine. « Avec LOL, on se place dans la durée et c’est bien, explique David Ken, le cheveu ébourriffé par le puissant ventilateur utilisé pour le shooting. Ils attendent tous de voir les photos sur Facebook, que revienne leur porter les tirages papiers. »
Une impatience jamais déçue. « David choisit toujours la bonne photo le résultat est génial », assure Julie.
JÉRÔME BERNATAS | LE PARISIEN 04.03.2010, 07h00
Attachée de Presse: Anne Quemin pour Double Une (aquemin@double-une.com)
Ras le bol de la morosité !
Entretien avec David Ken et William Lafarge
24/02/2010 - C’est l’histoire d’un projet fou qui consiste à saisir des éclats de rire. Puis d’un buzz incroyable sur Facebook. Explications avec le photographe David Ken et le directeur de création William Lafarge, à l’origine du LOL Project. Comme mort de rire.
D’où vient l’idée du LOL Project?
David Ken. De la volonté de voir plutôt le verre à moitié plein qu’à moitié vide. Ras le bol de la morosité ambiante ! Ensuite, la démarche consiste à retourner à l’essence même de la photographie telle que j’aime la pratiquer, à savoir susciter, puis saisir l’émotion, l’énergie… et surtout les véhiculer. J’adore cette idée de conduire le sujet à perdre le contrôle de lui-même pour mieux l’amener où je veux ! Cela revient, humblement, à capter le reflet de son âme. L’idée est de provoquer un vrai fou rire, puis d’en retenir un portrait unique qui révèle une esthétique primale. C’est une autre beauté que l’on met en valeur, plus touchante, celle du «lâcher-prise», sans artifices de maquillage ou de coiffure, et qui dépasse l’image figée classique et un peu corporate que l’on connaît.
Comment choisissez-vous vos sujets ?
William Lafarge. Le casting est composé majoritairement d’anonymes mais, régulièrement, quelques amis «célèbres» apparaissent. Nous sommes résolument dans une démarche participative et passionnée, alimentée par les réseaux sociaux, la source principale du «recrutement». Sans Facebook comme outil de casting, de buzz et d’exposition, il aurait été impossible de se lancer dans une telle aventure.
Comment faites-vous pour déclencher ce rire ?
David Ken. Chaque shooting est une rencontre. J’aime découvrir la personnalité de chacun. Et j’essaie de sublimer cet instant. Je ne connais jamais «l’autre» avant et pourtant, en quelques secondes, nous partageons un instant fort d’intimité. La personne doit avoir envie et le courage de se prêter au jeu. Mais le meilleur moyen de comprendre ce moment magique, c’est encore d’y participer !
Comment expliquez-vous le buzz autour de ce projet sur Facebook ?
William Lafarge. La combinaison «ego, partage, plaisir et sincérité» est une clé de lecture. Le LOL Project colle aux comportements révélés par les réseaux sociaux. Nos portraits sont sincères, sans fard ni mise en scène tout en étant valorisants. Le fait de devenir fan du LOL Project est un peu un révélateur identitaire. C’est aussi une occasion d’alimenter la conversation permanente de chacun. Cette démarche confirme d’ailleurs que l’intime et la bienveillance trouvent davantage d’écho chez les femmes que chez les hommes! Depuis le début, plus de 70% des participants du LOL Project sont des femmes, entre 25 et 50 ans.
Comment financez-vous le projet ?
David Ken. C’est une démarche artistique totalement «autoproduite», soit déjà 70 jours de travail avec une équipe de trois personnes. En même temps, depuis septembre 2009, l’intérêt n’a cessé de grandir : de nombreux directeurs artistiques ont été séduits par la spontanéité et l’émotion du projet. Certaines marques ont vu dans cette approche une occasion de représenter leurs collaborateurs sous un nouveau jour. Je profite de cette interview pour dire que nous sommes ouverts à toute proposition !
Ce qui veut dire que vous cherchez des sponsors ?
William Lafarge. Tout est ouvert. Le LOL Project s’inscrit dans son époque: participatif, passionné, communautaire et bienveillant. Nos métiers, nos habitudes sont clairement bouleversés par la désaffection du public vis-à-vis de propositions publicitaires traditionnelles. Les marques font désormais beaucoup plus la différence avec leur distribution, leur image prix et leur relation client qu’avec leur prise de parole publicitaire. Souvent, des idées obsolètes sont appliquées aux nouveaux usages en ligne mais la sauce ne prend pas. Le consommateur impose un dialogue franc. Il faut aller sur la page fan de Facebook pour s’en convaincre. Les clés de compréhension d’une communication de flux sont là.
Comment voyez-vous ce projet évoluer dans le temps ?
David Ken. La première étape, c’est 1000 fous-rires et une exposition « I LOL Paris » mettant en scène ces portraits de Parisiens. Nous aimerions convaincre les afficheurs de nous aider. Nous avons aussi des contacts avec d’autres capitales européennes. Nous rêvons d’un I LOL Brussels, Berlin, London, etc. Mais l’idée est de commencer par Paris.
En savoir+ : Page Fan Facebook
Site :http://www.davidken.com
François Kermoal – Information traitée dans Stratégies Magazine n°1578
Portraits des scénaristes de l’ombre (par David Ken)

Avant d’être acteur, puis réalisateur, Olivier Marchal a d’abord été policier à la »Police judiciaire en droit français » On le découvre ensuite acteur dans les séries françaises »Quai numéro un » France 2 « Police District (série télévisée) » Il écrit aussi pour la télévision : séries »Commissaire Moulin » « Central Nuit » Il passe à la réalisation et signe des polars, »Gangsters » « 36 Quai des Orfèvres (film) » Il dirigera bientôt « Alain Delon » dans « Gang des Lyonnais » qui sévit dans les années 70.

Hervé Hadmar , scénariste (Pigalle, Les oubliés, comme un poisson hors de l’eau)

Marc Herpoux (Pigalle, les irréductibles)

Frédéric Krivine, scénariste (Duo, sur la corruption à Marseille, tournée au printemps 2008) et la chronique d’une sous-préfecture sous l’Occupation pour France 3 (Un Village français, produit par Emmanuel Daucé (Tetramedia) et réalisé par Philippe Triboit à l’été-automne 2008).

Nicolas Cuche est un « Réalisateur » « Scénariste » et « Acteur » voir .

Alexandre Astier , auteur-réalisateur et acteur (dans le rôle du roi Arthur) de la série télévisée Kaamelott.
MAKING OF
Remerciements à Philippe Guedj (journaliste) sans qui cette série n’aurait jamais vu le jour.
Enfin merci à Sylvie Montali (TELE2Semaines) et Rémy Pernelet (the Boss) pour leur confiance.
Le « LOL Project » dépasse les 500 portraits sur FACEBOOK
« Laughing Out Loud » ou Mort de Rire en Français.
Cette œuvre photographique universelle,
légère et humaniste est signée David Ken.
Photographe de mode et de publicité et surtout portraitiste,
David sait saisir « le beau » mieux que quiconque. Il travaille au quotidien avec des mannequins, habitués aux codes traditionnels de la beauté.
Dans sa nouvelle démarche artistique, toujours empreint de liberté, il retourne à l’essence même de son art : l’émotion et l’énergie.
L’obsession : Saisir l’éclat de rire, ce moment magique de lâché prise et de perte de contrôle ou notre image nous échappe.
Le reflet alors proposé est sans doute le plus proche de ce que nous sommes vraiment, libéré un instant des cloisons de nos interdits.
Le casting : Tous les sexes, âges, couleurs, religions et catégories sociales sont appelés à participer avec comme outil principal de recrutement Facebook.
Pour commencer : les connaissances, des anonymes et des célébrités, puis le vivier infini des amis de ses amis… jusqu’à vous… peut-être.
La performance : Elle est Double. Tout d’abord, il faut provoquer un vrai fou rire à chaque modèle et en garder un portrait unique et rare : solaire.
Sous les traits contractés d’un visage submergé par le rire, l’esthétique est là. C’est une autre beauté révélée, sans doute la plus touchante, celle du « lâché prise », celle de la vérité.
par William Lafarge
Une rencontre, un portrait: Nikos Aliagas
Rencontre rare avec la gentillesse, l’élégance et surtout la générosité.
Énorme travailleur, un emploi du temps de ministre, sollicité comme une Rock Star, et pourtant toujours fidèle.


















