Le 9 octobre 2026, sur la scène Sony du Salon Photo & Vidéo de Paris (le Salon de la Photo), j’ai donné une conférence devant une foule impressionnante : « La photographie de rue au flash, quelle histoire ! » — de l’invention du flash jusqu’au global shutter du Sony α9 III.
Des spectateurs assis, d’autres debout jusque dans les allées : merci à toutes celles et ceux qui sont venus partager ce moment avec moi.
Aux origines du flash : la poudre de magnésium
Tout commence à la fin du XIXe siècle. En 1887, les Allemands Adolf Miethe et Johannes Gaedicke mettent au point la poudre éclair au magnésium, le fameux Blitzlicht. Pour la première fois, on peut photographier dans l’obscurité… au prix d’une détonation, d’un nuage de fumée et de quelques sourcils roussis.

Des ampoules flash à Weegee
À la fin des années 1920 apparaissent les ampoules flash à usage unique, beaucoup plus sûres. Elles vont accompagner toute une génération de photoreporters. Le plus célèbre d’entre eux, Weegee, arpente les nuits de New York dans les années 1930 et 1940 avec sa chambre et son flash : il invente une esthétique brute, frontale, qui marque encore la photographie de rue aujourd’hui.
Le flash électronique : la révolution d’Harold Edgerton
Dans les années 1930, l’ingénieur américain Harold Edgerton développe au MIT le flash électronique stroboscopique, réutilisable des milliers de fois et capable de figer des mouvements invisibles à l’œil nu. C’est l’ancêtre direct des flashs que nous utilisons tous aujourd’hui.
Le flash en street photography : pourquoi, comment ?
Utiliser un flash en extérieur, en plein jour, peut sembler paradoxal. C’est pourtant un outil formidable pour déboucher les ombres, détacher un sujet de son décor, figer un geste ou créer une lumière graphique et assumée. Pendant la conférence, j’ai montré comment je l’utilise dans ma pratique de la street photography, avec des images prises dans la rue, comme à Arles.

Jusqu’au global shutter du Sony α9 III
Pendant des décennies, les photographes ont été limités par la vitesse de synchronisation du flash, autour du 1/250 s avec un obturateur classique. Le Sony α9 III, premier hybride plein format doté d’un capteur à global shutter, change complètement la donne : le capteur est lu en une seule fois, ce qui permet de synchroniser le flash à toutes les vitesses d’obturation. En plein soleil, on peut enfin combiner flash puissant, grande ouverture et vitesse très élevée : une liberté créative totale pour la photographie de rue.
Démonstration en direct avec les flashs Westcott FJ250 et MMF Pro
Pour passer de la théorie à la pratique, j’ai fait une démonstration en direct sur scène avec un flash Westcott FJ250 (distribué en France par MMF Pro), réglages et prises de vue à l’appui, avec la complicité du public.

Merci à Sony, Westcott et MMF Pro
Un immense merci à toute l’équipe de Sony pour sa confiance, et en particulier à Guillaume Cuvellier, Nicolas et Fabrice Abouaf. Merci également à Westcott et à MMF Pro, qui nous ont gentiment prêté le flash de démonstration.

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