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Pourquoi le Ricoh GR est le seul appareil que j’emporterais partout

La grande différence entre prendre une photo et penser une image, c’est précisément ce moment où l’on s’immerge dans son propre monde, où l’on décide : qu’est-ce que je mets dans ce cadre ? Pourquoi ceci m’attire-t-il ? Comment je compose ? C’est avec cet état d’esprit que j’ai adopté le Ricoh GR — et que je ne l’ai plus quitté.

Ricoh GR : le meilleur appareil pour la street photography ? Mon avis après des années de terrain

Par David Ken — Photographe professionnel, membre d’honneur de Street Photography France

Lorsque je m’isole pour une séance de photographie de rue, le mot « isolé » prend tout son sens. Je mets l’œil dans le viseur, je cadre — et c’est là que tout commence.

La grande différence entre prendre une photo et penser une image, c’est précisément ce moment où l’on s’immerge dans son propre monde, où l’on décide : qu’est-ce que je mets dans ce cadre ? Pourquoi ceci m’attire-t-il ? Comment je compose ? C’est avec cet état d’esprit que j’ai adopté le Ricoh GR — et que je ne l’ai plus quitté.

Le Ricoh GR et la street photography : un outil qui change la donne

J’adore les viseurs lumineux — celui du Leica SL, le viewfinder de l’Hasselblad. Mais le petit Ricoh GR n’en a pas, et c’est mon seul vrai regret avec cet appareil. En plein soleil, l’écran devient difficile à lire, et il faut souvent imaginer le cadre plus qu’on ne le voit. Résultat : je recadre parfois en post-traitement, parce qu’un petit élément parasite s’était glissé dans l’image à mon insu.

Mais voilà ce que j’ai compris après des mois d’utilisation intense : cette contrainte est aussi une force.

Si vous voulez travailler votre instinct, développer ce que j’appelle le shooting instinctif — ressentir une scène et déclencher sans sur-analyser —, le Ricoh GR devient une arme redoutable, inégalée à ce prix. C’est l’esprit Lomography poussé à l’excellence technique.

Le capteur du Ricoh GR : des performances qui surprennent

Le Ricoh GR embarque un capteur APS-C issu de chez Sony, et ce qui sort de ce petit boîtier est franchement bluffant. Je travaille confortablement jusqu’à 3 200–6 400 ISO, avec un rendu propre et naturel qui correspond parfaitement à mon approche. Il faut l’expérimenter pour vraiment l’adopter — mais une fois qu’on y a goûté, difficile de s’en passer.

Pour un appareil de cette taille, la qualité d’image rivalise avec des boîtiers bien plus encombrants. C’est là toute la magie du Ricoh GR.

Batteries et autonomie : la vraie limite du Ricoh GR

Tout le monde se plaint des petites batteries du Ricoh. Ce n’est pas là que je vois le vrai problème. Si vous voulez un appareil compact, acceptez les petites batteries : quelques morceaux de sucre dans la poche, et vous repartez. La vraie limite, je l’ai dit, c’est la lisibilité de l’écran en plein soleil. C’est le seul point sur lequel cet appareil montre ses limites de façon régulière sur le terrain.

Un écosystème pensé pour la photographie de rue et les voyages

Le Ricoh GR existe en plusieurs déclinaisons :

  • Version couleur 28 mm — idéale pour saisir l’environnement urbain dans sa globalité
  • Version monochrome — avec la matrice de Bayer supprimée, pour des noirs, des blancs et des gris d’une profondeur que le simple passage en N&B d’une photo couleur ne reproduira jamais
  • Version 40 mm — pour ceux qui aiment frôler le portrait de rue

Ajoutez un complément optique grand-angle, un double chargeur, et vous avez un système complet pour partir photographier le monde. Je l’ai emmené dans des médinas, des sous-sols, des ruelles où un boîtier plus imposant aurait immédiatement signalé ma présence. Le Ricoh GR vous donne des allures de touriste — et parfois, l’invisibilité est le meilleur des objectifs.

Mon verdict : faut-il acheter le Ricoh GR ?

Après des années à l’emporter sur tous les terrains — Paris, le Maroc, les événements, les rues de nuit —, voici ma conclusion :

 

Vous n’avez qu’un seul appareil et la photo est une passion ? Achetez un Ricoh GR, sans hésiter.

La photographie est votre métier ? Gardez-le comme boîtier de backup. Il vous ouvrira des portes — au sens propre comme au figuré.L’appareil ne fait pas le photographe, bien sûr. Mais celui que vous maîtrisez jusqu’au bout des doigts, celui que vous emportez partout sans y penser — celui-là vous donnera des images que vous n’auriez jamais faites autrement.

Je vous invite à rejoindre l'une de mes masterclasses à Paris

— en petit groupe, en extérieur, avec comme seule règle de ne jamais rentrer les mains vides.

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